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Le COPIL s’est tenu
 
 

Quelques recommandations : la préparation d’un accord contractuel précisant les engagements financiers des unes et des autres parties prenantes au projet, la désignation par un acte officiel des points focaux du projet dans chaque commune concernée, la mise en place d’un groupe de travail dans chaque commune afin de faciliter une meilleure appropriation du projet par les exécutifs communaux des municipalités concernées, la mise sur pied d’une stratégie de plaidoyer afin de faciliter la communication avec les maires et la définition d’ un code d’utilisation et de conduite de la base des données afin que celle-ci ne soit récupérée à des fins politiques ou électoraux. Voila quelques grandes orientations retenues  à la fin de la rencontre du Comité de pilotage (COPIL) du projet TIC pour la Gouvernance Locale et le Budget Participatif, tenue le 29 octobre dernier à Yaoundé.

A cette réunion de COPIL, sorte de « conseil stratégique », du projet en cours de démarrage, il était surtout question, selon Jules Dumas Nguebou, président du bureau exécutif d’ASSOAL de, entre autres, dégager de grandes orientations à respecter dans la suite du processus. Lors des travaux, juste après un bref détour dans l’historique du projet, qui remonte avec les premières expériences d’accompagnement de Budget Participatif (BP) dans les mairies d’Edzendouan et de Batcham en 2004, la parole est passée tour à tour aux représentants des communes partenaires au projet (Douala III et  Douala V, Yaoundé II et Edzendouan). Pour le maire d’Edzendouan, : « entant que commune ayant été premier acteur du BP au Cameroun, quoiqu’à ce moment là ce fut expérimental et que le processus ait été suspendu en 2007, la commune  rurale d’Edzendouan se réjouit de ce qu’ASSOAL l’associe à cette nouvelle expérience dans la gouvernance locale avec, en plus, des innovations qu’ils n’ont pas connu en 2004 lors de la première expérience. Espérons tout de même que l’action, dans sa nouvelle forme, intègrera les réalités d’Edzendouan qui est une commune essentiellement rurale ».

 

Engagement des mairies partenaires

Jacques Mbiafeu, représentant de la mairie de Yaoundé II, pour sa part, a réaffirmé l’engagement du maire Luc Assamba Assamba en ce qui concerne les questions de gouvernance locale et de BP en soulignant que leur mairie a d’ailleurs remporté le premier prix national sur la gouvernance locale, lancé par le FEICOM cette année. Dans chaque quartier de leur territoire communal, il existe des Comités d’animation et de développement (CAD), sorte de relais de la commune qui suivent, dans les quartiers, les projets réalisés par la mairie. Le projet TIC pour la gouvernance locale est donc le bienvenu car il mettra un accent sur la communication des actions qui sont menées dans leur commune tout en donnant la parole aux habitants pour donner leurs avis, par exemple sur les réalisations communautaires. Marie Kobe epse Nitchougno et Aimée Sidonie Kengni Pengoum, respectivement  eprésentantes des municipalités de Douala III et Douala  V, quant à elles, tout en remerciant les autres partenaires du projet, ont rassuré l’assistance que leurs communes joueront effectivement leurs rôles pour  que les résultats escomptés à leur niveau soient effectivement atteints.

 

Appropriation locale du projet

Maxime Montagner, chargé de programmes société civile à la Délégation de l'Union Européenne (DUE) au Cameroun, a souligné, que ledit projet a été retenu sur un lot de 160 propositions de projets.  Sur les 10 projets sélectionnés en tout par la DUE pour accompagner le processus de décentralisation au Cameroun, seuls 2 seront pilotés par les autorités locales et les 8 autres par les OSC. « Ce qui nous a séduit dans le projet TIC pour la gouvernance locale, c’est l’interaction entre la société civile et les autorités locales et à ce niveau, j’interpelle les exécutifs communaux ainsi que les bénéficiaires des mairies concernées à s’approprier le projet afin que même après les changements à la tête des équipes municipales, que les résultats de cette action demeurent », martèle Maxime Montagner, insistant sur la mise en place des mécanismes d’appropriation par les bénéficiaires du projet, qui sont en réalité les jeunes et les femmes des quartiers défavorisés. La réunion du COPIL a été clôturée par la présentation du projet (plan d’actions 2012/2013, budget et plan de financement) par Achille Noupéou, le chef du projet.

 

Projet TIC pour la Gouvernance Locale : Réactions

 

«Notre soutien au processus de démocratisation des pouvoirs locaux »

Raul Mateus Paula, ambassadeur chef de mission de la Délégation de l’Union Européenne au Cameroun.

« Le projet TIC4GOV et BP, donc le but étant non seulement d’œuvrer dans la mise en œuvre du processus de décentralisation et mais également de favoriser l’acquisition des nouvelles connaissances dans le cadre de la décentralisation,  a le mérite d’aider la mobilisation des OSC et pouvoirs locaux des communes d’arrondissement de Yaoundé II,  de Douala III, de Douala V et la commune rurale d’Edzendouan à la fois pour mobiliser leurs habitants et assurer la participation de ces populations aux priorités communales. Il s’agit également de faire un plaidoyer sur le plan législatif pour renforcer la réglementation et la démocratie directe des pouvoirs locaux, d’améliorer leurs capacités et surtout enfin la participation à l’appropriation des populations aux grands problèmes et grands enjeux locaux. Et, nous à la Délégation de l’Union Européenne, on soutien d’une manière générale la démocratie, dans ce projet-ci, c’est la démocratie directe des pouvoirs locaux qui nous a séduit ».

 

« Le projet devra s’adapter au réalités de chaque Commune »

Jean Foumena Akaba, maire de la Commune d’Edzendouan.

« Nous sommes très ravi d’être intégré à ce nouveau projet TIC4Gov car, voyez-vous, la Commune d’Edzendouan implémente le BP depuis 2004 même s’il y a une rupture en 2007. Avec des innovations ou ded facilités qui n’existaient en 2004, le projet, dans sa mise en œuvre, devra s’adapter aux réalités de chaque commune aussi bien urbaine que rurale. Pour nous, par exemple, à Edzendouan, pourquoi ne pas nous aider avec des services allégés d’un opérateur mobile ? Puisque le BP n’est pas nouveau dans notre commune, il faudra juste réactualiser le mouvement sur le terrain ».

 

« Le pouvoir décisionnel revient aux habitants »

Aimée Sidonie Kengni Pengoum, représentante de la Commune de Douala V.

« Ce qui nous a le plus séduit dans ce vaste projet en cours de démarrage, c’est le fait qu’on remette le pouvoir aux populations, car ici, c’est sont elles qui décident. Avant, par exemple, certains services sociaux de base étaient réalités sans leurs avis et contributions. Désormais, ca ne sera plus le cas. Le maire ne pourra plus décider seul sans l’onction de ses habitants. A Douala V, nous avons mis en place des Comités de développement de quartiers (CDQ) pour les besoins de la population. Avec les TIC4Gov, nous pensons que les capacités de ces CDQ seront renforcées. Grâce à la volonté du maire Françoise Foning, maire de Douala V, nous pensons que d’ici quelques jours, tout ira pour le mieux sur le terrain ».

 

« Nous avons déjà connu d’autres expériences de BP »

Marie Kobe épse Nitchougno, représentante de la Commune de Douala III.

« Nous avons été très intéressé par le projet TIC pour la gouvernance locale et le BP car il touche dans phase de mise en œuvre les réalités quotidiennes des populations. A Douala III, nous connaissons déjà eu quelques expériences de BP, avec par exemple, le programme FOURMI. Pour la phase de mise en œuvre du projet TIC4Gov, l’une de nos recommandations à l’équipe technique du projet est de chercher à rencontrer le maire de Douala III afin que ce dernier responsabilise un service particulier de notre commune pour la bonne marche du projet dans notre localité ».

 

« Le développement, une affaire de tous  »

Luc Assamba Assamba, maire de Yaoundé II.

« Une Commune d’arrondissement ne peut plus fonctionner s’il y a pas en place une gestion participative. Et nous, à Yaoundé II, nous l’avons compris depuis des lustres, avec la mise en place de 18 Comités d’animation et de développement (CAD) dans les 18 quartiers respectifs. Nous avons ainsi implémenté plusieurs expériences de développement participatif, cas du projet de captage d’eau du quartier Messa-Carrière réalisé avec les appuis de la maire de Yaoundé, celle de Colombes en France et des contributions des bénéficiaires. Donc, le projet TIC4GOV qui arrive à point nommé, permettra de discuter et de sensibiliser tous nos habitants, par exemple, pour une participation massive aux forums de quartiers et aux comités d’animation dans leurs quartiers. Afin que toute le monde comprenne que le développement est l’affaire de tous ».

« Posons les vrais obstacles de développement de nos cités »

Jules Dumas Nguebou, président du Bureau Exécutif d’ASSOAL.

« Le BP a quelque chose de nouveau dans le sens où il apporte un dispositif  concret qui permet autour des territoires d’organiser la discussion budgétaire avec les citoyens en associant les entreprises du secteur privé pour faire en sorte qu’une fois les budgets votés, la réalisation des projets connaisse la participation attendue. Avec le BP, il s’agira d’améliorer, entre autres,  la capacité  des acteurs locaux à se prendre en charge eux-mêmes, et le budget, ici, c’est un parfait outil pour le faire. Car, vous savez, l’argent est le nerf de la guerre et l’intérêt autour de l’argent est toujours plus grand que celui autour d’autres préoccupations. Dès qu’on parle de budget, on a toujours plus de personnes intéressées, toujours plus de participation citoyenne. Nous utilisons donc le budget comme un tremplin pour poser les vrais problèmes de développement auxquels font face nos communes ».


Source : Administrateur  
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